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26/08/2021

Ironman Vichy : Il y a la forme qu’on a et celle qu’on aimerait avoir

posté à 11h09

Cela fait un petit bout de temps qu’on était inscrit avec Pauline sur cette course : elle sur le Half du samedi et moi pour faire mon retour sur la distance Ironman depuis ma dernière apparition à Zurich en 2016.
Bien nous en a pris d’aller reconnaître le parcours vélo fin juillet : sollicitant et qu’il faudra donc aborder avec humilité. Moins humide était l’Allier en raison de la rupture d’une vanne du barrage. Tout est rentré dans l’ordre quelques semaine avant, afin que l’on puisse faire un vrai triathlon.
Tout malin que je suis, j’ai bien entendu pris connaissance des résultats des années précédentes et estimer qu’en moins de 10h on pouvait prétendre être éligible à participer à la cérémonie des slots du lundi. Ce qui nous fait donc mathématiquement nager 1h rouler 6h et courir 3h. Simple.
Natation : au vu de mes dernières sorties en lac jamais en dessous des 1’50 au 100m, cela devrait donner 1h10. + 5’ de transition. Va falloir rouler vite.
Courir : honnêtement en courant 4’30 au 1000m plus les arrêts ravito nombreux, un 4’37 soit 3h15 serait déjà beau. Va falloir rouler très vite.
Vélo : 6h-1h15-3h15 : 5h30. Va falloir rouler très très vite. 33km/h de moyenne pour 2'200 D+. Improbable malgré mon matériel de l’espace.
D’autant plus que je suis sois trop jeune pour courir en 50-54 ou trop vieux pour être performant en 45-49. Rien ne va plus : les jeux sont faits.
Dimanche matin, dans une ambiance qui n’est plus celles des années folles de Vichy avec Hervé et Eric à l’animation, le speaker annonce 26 places qualificatives : Va falloir rouler très très très vite. Un rapide calcul pendant cette longue journée me fera estimer 2 place dans la catégorie 45-49 : improbable.
La première partie, se déroule sans encombre grâce au rolling start. Pas de bousculade pour se mettre dans les sas, pas de bousculade dans l’eau bref, souple. Je vise donc 1h08/1h10. Je ne fais finalement que doubler et me retrouve à sortir en 1h03 : excellent !!! 129ème au général.
Transition peu performante : 8 places de perdues. Stratégie vélo : 200-220W au plat 260-280W en côte. Tout se passe plutôt bien. S’il y a bien une chose qui m’énerve sur terre, ce sont les emballages à ouverture facile. Quel rapport ? j’avais pris comme à mon habitude un petit sandwich jambon beurre que j’avais choisi de prendre au bout de 3 ou 4 h de vélo. Impossible à ouvrir. Déjà dans la vie de tous les jours ça m’énerve, mais alors là … Bref avec les dents ça passe. Sinon pas de bidon d’eau au ravito, seulement des bouteilles qui ne tiennent pas forcément dans les porte bouteilles. Un peu gripsou pour une organisation Ironman. Du coup j’ai fait un stop and go à un ravito pour remplir le bidon d’eau et diminuer la concentration du Gatorade surdosé. Pas une énorme perte de temps, mais bon fâcheux. Sinon, brouillard en haut du col, rabasse d’eau en descendant, pareil pour tout le monde mais pas prévu. 151ème temps vélo et encore 8 place de perdues.
La fin du vélo est la bienvenue. Si ce n’est les 2 premiers pas difficile en descendant, la course semble fluide. Changement de chaussures pour aborder le marathon et c’est parti : Effectivement, pas mal aux jambes, ça déroule gentiment à 4’30 / 1000m. Les 3 premiers tours passent plutôt bien de manière régulière. Je me dis que c’est le dernier tour et que c’est fini. Mais en fait il reste encore 10 bornes. Les 5 derniers sont compliqués (j’ai peut-être mentalement fini ma course trop tôt en commençant le 4ème tour). Je marche inutilement à 3km de l’arrivée. Après mûre réflexion, je repars, bien moins vite, finir cette journée de sport. 3h17 pour les 41 km proposés. 64ème temps CàP et 47 places de gagnées pour une anecdotique 99ème place juste devant l’extraordinaire Linda Guinoiseau vainqueur chez les féminines.
Que faut-il retenir de cette prestation ? Comme l’avait si joliment dit mon binôme de tente lors de notre expédition au Népal en 2008 avant de partir à l’assaut du sommet du Makalu : il y a la forme qu’on a et celle qu’on aimerait avoir. J’aurais aimé (imaginé même) faire un meilleur temps, mais avec la forme du moment et la préparation réalisée je pense avoir fait la meilleure course possible du jour. Le vélo est quelque peu déséquilibré par rapport aux résultats des 2 autres activités mais cela fait partie du jeu. Avec cette année plus ou moins compliquée pour chacun d’entre nous, la différence majeure par rapport aux précédentes préparations est la moindre utilisation du home trainer : est-ce une explication ? En tous cas c’est un axe. La natation malgré l’absence de piscine et un kilométrage en lac modeste est une grande satisfaction. Le temps marathon très honnête également. La stratégie alimentaire semble avoir été bonne autant dans la surcharge glucidique de la dernière semaine que pendant la course. Ce qui m’a probablement le plus surpris est l’état de l’homme immédiatement après la ligne d’arrivée : grande difficulté à récupérer, froid, etc. Signe que j’ai certainement fait le maximum pendant cette journée.
Nous sommes tout de même allés à la remise des slots le lundi : 2 slots dispo que prendront les 2 premiers. Le 2nd , Mike Shifferle, ancien pro Suisse termine en 9h35. Ma 10ème place et ses 10h23 sont très loin de cette folle envie de retourner dans le Pacifique.
Une autre fois ?

 


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